I – POUR LES AVENTURIERS DE L’ESPACE

Avant d’envoyer des humains se poser sur MARS, il est absolument nécessaire d’apprendre à produire sur place la quasi-totalité des ressources alimentaires nécessaires au séjour et aux voyages aller et retour.

En 2017, des Universitaires Européens vont vérifier si la reproduction des légumes est possible dans l’espace lors d’une expérience d’agriculture spatiale réalisée à bord de l’ISS.
Ainsi des boutures seront testées pour vérifier que l’on pourra faire pousser des racines, des tiges et des feuilles. Jusqu’ici, les seules expériences concernaient des graines à germer.

Fournir nourriture et eau à un équipage voyageant jusqu’à MARS est un des nombreux défis à relever avant d’envoyer des Hommes. Il est important que les astronautes se restaurent correctement : c’est un élément déterminant pour le moral le l’Equipage.
En fait la question réside en ce que les masses en jeu sont très importantes : seulement pour les consommables quotidiens : eau, air et nourriture, il faut compter environ 5 kg par personne et par jour.

Aucune Agence Spatiale n’envisage de transporter la totalité des besoins pour une mission qui durera plusieurs mois ! Ainsi, l’Equipage emportera avec lui les consommables nécessaires au voyage aller vers Mars.
Une fois sur place, le Spationaute devra être capable de produire sa propre nourriture en utilisant les ressources de la planète et les pousses amenées avec lui.

Des études sont en cours pour découvrir si la reproduction végétative est possible dans l’espace. Si tel est le cas, cette agriculture spatiale serait un grand pas pour l’approvisionnement en nourriture lors de vols spatiaux de longue durée, comme ceux pour MARS.

potager-dans-lespace-1

II LES PLANTES PEUVENT ELLES MUTER DANS L’ESPACE

Contrairement à la croissance issue de graines, la multiplication végétale à partir de boutures de plantes assure une culture uniforme au fil des nombreuses générations successives.
Les expériences précédentes menées en microgravité ont toujours utilisé les graines comme support

Le projet V3PO sera la première expérience dans l’Espace qui observera la croissance des boutures dans des conditions de l’apesanteur.
Contrairement aux graines, les boutures ne disposent pas d’un système de racines pour démarrer leur pousse. Les Etudiants veulent savoir si les cellules des pousses se développent différemment des cellules de la racine, et comment les racines, les pousses et les feuilles se développent sur des boutures en microgravité.

III PROJET DE POTAGERS DANS L’ESPACE

Sans doute influencée par POTAGER EN VILLE et ses TOURS A PATATES… la NASA envisage très sérieusement de modifier la surface de MARS en faisant pousser des patates sur la Planète Rouge…

La NASA et le CENTRE INTERNATIONAL de LA POMME DE TERRE, le CIP, vont vérifier si les tubercules peuvent pousser sur le sol martien en reproduisant les conditions les plus proches de la réalité martienne : température, gravité, nature du sol, voire même les niveaux de radiations solaires et particulaires…

potager-en-ville-en-lespace-2

9 variétés de pommes de terre sont sélectionnées pour ce test et sont plantées dans une terre aux caractéristiques très proches du sol martin : la zone aride de la pampa de la Région d’AREQUIPA, au sud du PEROU, étudiée depuis 2005 pour ses ressemblances avec la planète MARS. Une masse d’environ 80 kg de la terre de la Pampa de la JOYA est transportée vers LIMA pour y planter des pommes de terre, a expliqué Julio VALDIVIA SILVA, un scientifique Péruvien du projet.

La patate pour sauver des vies

La pomme de terre péruvienne, particulièrement résistante, devrait s’adapter aux conditions martiennes selon ces Scientifiques
Sur notre vienne TERRE nourricières, elle a réussi à s’implanter dans la majorité des écosystèmes et peut même pousser à plus de 4.000 mètres d’altitude. Toutefois sur MARS, l’atmosphère est composée à 95 % de CO² : pourra-t-on faire pousser des tubercules ?

III LE PLUS DE POTAGER EN VILLE : COMMENT ÇA MARCHE DANS L’ESPACE ?

Par ailleurs, souvenons-nous que sur Terre, nous disposons de tous les ingrédients nécessaires à la vie : l’air, l’eau, la lumière, les nutriments et la chaleur.
Nous les Hommes, ainsi que tous les animaux, sommes capables de puiser l’énergie nécessaire pour vivre et grandir dans les aliments que nous consommons et dans l’oxygène présent dans l’air.
Nous décomposons des molécules complexes provenant des aliments que nous consommons (glucides, protéines et graisses) et les transformons en molécules simplifiées que notre corps peut utiliser (glucose, acide aminé, acide gras et glycérol).

Elles nous servent à produire les molécules qui nous permettent de vivre, de bouger et de grandir.pev3

 

Les plantes fonctionnent différemment.
Elles utilisent les molécules simples, comme l’air et le CO² de l’air, pour produire des molécules plus complexes, comme le glucose. Et avec les autres substances nutritives qu’elles puisent dans les sols fertiles (comme l’azote ou le soufre), les plantes peuvent utiliser le glucose pour produire des molécules encore plus complexes comme les glucides, les protéines et les graisses qu’elles emmagasinent dans des structures spéciales ou dans leurs feuilles.

Le processus à travers lequel les plantes produisent du glucose à partir du CO² et de l’eau s’appelle la PHOTOSYNTHESE et ce processus a besoin de l’énergie de la lumière du Soleil.

L’oxygène est un produit dérivé de la PHOTOSYNTHESE.

Les plantes utilisent donc l’eau et la lumière du soleil pour pousser et elles produisent de l’oxygène. Les animaux, quant à eux, mangent les plantes respirent de l’oxygène et recrachent du CO². Dans la plupart des chaînes alimentaires, les plantes sont décrites comme les «cuisines» de la planète TERRE.
Comment d’une graine obtient-on une plante ?
Les graines sèches gonflent à mesure qu’elles absorbent l’eau ; c’est l’IMBIBITION.
L’enveloppe de la graine se fend et dégage les cotylédons qui renferment les réserves nutritives stockées dans la graine. Les cotylédons fournissent à la graine assez d’énergie pour continuer à pousser et à devenir une plante. Ils protègent également la jeune pousse et sa jeune racine. Qu’est-ce qui pousse en premier ?
La racine fixe la plante dans le sol et permet au jeune semis de se procurer de l’eau et des nutriments par le biais des filaments sur les racines. Le processus à travers lequel une graine devient une plante s’appelle la germination.
Lorsque la jeune pousse sort du sol, les premières feuilles du feuillage se forment. Cela permet à la plante de commencer à produire sa propre nourriture au fur et à mesure que les réserves nutritives s’amenuisent. La plante continue de pousser et finit par donner des fleurs et des graines.

potager-dans-lespace-04

Toute la difficulté est de réussir ces transformations dans l’Espace !

III LA PREMIERE FLEUR DE POTAGER DANS L’ESPACE

L’Astronaute Scott KELLY a annoncé une nouvelle extraordinaire ce début d’année, un ZINNIA a pu être cultivé dans la station spatiale internationale et y éclore. Il s’agit donc de la toute première fleur extraterrestre ! « La première fleur cultivée dans l’espace a fait ses débuts », écrit-il sur le réseau social. Il accompagne le message d’une photo où on aperçoit ce ZINNIA comestible, d’un orange pétant.
Plusieurs autres photos de la précieuse fleur suivent,
Si le zinnia pousse très facilement sur la Terre, ce ne fut pas une mince affaire dans l’espace. Elles ont apparemment eu des difficultés à s’adapter à la microgravité…

A suivre…

potager-dans-lespace-5

La première fleur extraterrestre connue…elle est comestible !

Laisser un commentaire