Tout d’abord de manière humoristique nous voulons rendre un hommage simple aux amoureux de la Planète qui écrivaient aussi leur passion des bonnes choses de la Vie et de la Terre comme Charles de BAUDELAIRE par exemple.
Permaculture est une version abrégée un peu simpliste d’ailleurs de…

« PERMANENT AGRICULTURE »

Les premiers textes traitant de l’Agriculture remonteraient au VII° siècle avant J C et attribués à HESIODE puis trois cents ans plus tard XENOPHON…
Puis les Grecs s’intéressent à l’Agriculture et à la Permaculture comme VARRON qui nous parle de ses prestigieux amoureux de la Nature que sont ARISTOTE ou THEOPHRASTE d’ACHYTAS.

Imaginons un dialogue surréaliste entre ARISTOTE et THEOPHRASTE qui viendraient à visiter un des jardins de notre XXI° siècle….

Théophraste, toi, qui connais bien les plantes les jardins… Que se passe-t-il aujourd’hui sur notre Planète ? Pourquoi maltraitent-ils les pissenlits, bleuets et violettes, tous ces laiterons des champs si utiles, il y a de ça bien longtemps ? Nous avions conçu un jardin sans entretien avec des plantes qui poussent sur n’importe quel sol, qui résistent à la sécheresse et qui se reproduisent avec facilité…
Le nectar de leurs fleurs attire les papillons et les abeilles ; les oiseaux y chantent à tue-tête… Je pensais voir un grand jardin parfumé, vivant et tout en couleurs…
Mais tout ce que je vois, c’est des rectangles verts ! …

Théophraste :
C’est à cause des peuplades qui se sont installées là, mon bon Aristote. Ce sont les « Suburbains ». Ils se sont mis à appeler nos belles fleurs « mauvaises herbes » et font tout ce qu’ils peuvent pour les tuer et les remplacer par de l’herbe.

Aristote :
De l’herbe ? …Mais il n’y a rien d’aussi monotone et ennuyeux ! Ça manque de couleurs et ça n’attire ni papillons, ni oiseaux ni abeilles, tout juste les vers de terre. Elle craint le chaud comme le froid. Est-ce que ces Suburbains tiennent vraiment à faire pousser toute cette herbe … ?

Théophraste :
Apparemment oui, Aristote. Ils font des pieds et des mains pour qu’elle reste verte. Au printemps, ils commencent par mettre de l’engrais et par empoisonner tout ce qui peut pousser d’autre dans leurs pelouses.

Aristote :
Les pluies de printemps et les premières chaleurs font pousser l’herbe à toute vitesse. Ça doit leur faire plaisir, non ?

Théophraste :
Apparemment pas, cher Aristote. Dès que l’herbe pousse un peu, ils la coupent, jusqu’à deux fois par semaine.

Aristote
Ils la coupent ? Au moins, font-ils des ballots, comme foin pour protéger les plantes l’hiver ?

Théophraste :
Pas vraiment, cher Aristote. La plupart ratissent l’herbe et la mettent dans des sacs.

Aristote
Ah bon ? Alors c’est pour la vendre ?

Théophraste :
Au contraire, cher Aristote, ils paient pour s’en débarrasser.

Aristote
Là, il faut que tu m’expliques : ils mettent de l’engrais pour faire pousser l’herbe, et puis, quand elle pousse, ils paient pour s’en débarrasser ?

Théophraste :
C’est exactement ça, Aristote.

Aristote
Alors, ces suburbains doivent être contents en été, avec la chaleur et la faiblesse de la pluviosité.  Cela ralentit la pousse et ça évite pas mal de travail…

Théophraste :
Tu ne vas pas me croire, cher Aristote. Quand la croissance de l’herbe ralentit, ils sortent de longs tuyaux et paient encore pour l’arroser, afin de pouvoir continuer à la tondre et à payer pour s’en débarrasser.

Aristote
Ça ne tient vraiment pas debout. Au moins ils ont gardé quelques arbres. C’est une bénédiction les arbres : au printemps les feuilles poussent, en été elles font de l’ombre et font joli. En automne, elles tombent et forment une couverture naturelle qui garde l’humidité dans le sol et protège les racines et les massifs. C’est le cycle naturel de la vie.

Théophraste :
Tu es bien assis, mon cher Aristote ?  Figure-toi que les Suburbains ont inventé un nouveau cycle : dès que les feuilles tombent, ils les ramassent en gros tas et paient pour les faire emporter.

Aristote
Ce n’est pas possible ! Alors, que font-ils pour protéger du gel les massifs et les racines des arbres ?

Théophraste :
Quand ils se sont débarrassés des feuilles, ils vont acheter de quoi pailler le sol et répandent ce paillis à la place des feuilles.

Aristote
Et comment ils s’y prennent pour préparer ce paillis ?

Théophraste :
Ils abattent des arbres et les passent au broyeur.

Aristote
J’en ai assez entendu !  Parlons d’autre chose. Rentrons dans notre bon passé sans progrès et sans civilisation avancée !!!!

Grâce à POTAGER EN VILLE nous proposons la biodiversité des écosystèmes, est une des solutions prometteuses pour y parvenir tout en respectant l’environnement : la Permaculture.

De l’agriculture vertueuse à l’industrie agricole

Il y a dix mille ans, nous nous nourrissions par la cueillette, la pêche et la chasse.
Ensuite petit à petit nous avons exploité nos terres, et plus la population humaine grandissait plus nous déboisions des terres pour répondre à nos besoins (via les incendies volontaires par exemple).

Jusqu’au début du 19 ème siècle nous étions dans un cercle d’agriculture vertueux : nous utilisions nos terres pour nourrir les hommes et les bêtes, les déchets étaient recyclés en compost pour retourner dans la terre.

Puis avec l’apparition des énergies fossiles et les progrès de la chimie, nous avons commencé à utiliser des techniques modernes, ayant comme conséquences la surproduction particulièrement pour l’exportation, l’intensification de l’agriculture productiviste, et la pollution de nos terres par certains engrais, fertilisants et pesticides, notamment…
Nous sommes donc rentrés dans un système de monoculture, au détriment de la biodiversité et rendant notre système d’agriculture moins efficient.

La permaculture, idée ancienne & solution d’avenir

Il est difficile d’expliquer simplement ce qu’est la permaculture car certains experts se refusent à l’utilisation de certains mots : à jardinage par exemple on veut lui substituer « design ».
Pour nous, la Permaculture est une technique de jardinage naturelle qui se base sur l’interconnexion des plantes et des espèces vivantes autour d’elles.
La Permaculture a pour objectif de créer un cadre aussi naturel qu’innovant pour produire fruits, légumes, herbes aromatiques, de manière durable et viable.

C’est une création holistique intégrant les notions de protection de la nature, la saine nutrition des hommes, et l’éthique humaniste…

Un des fondateurs de la permaculture est Bill MOLLISON qui a reçu le « prix Nobel alternatif » en 1981. Il en a établi les principes de base :

  • Efficacité énergétique et préservation des ressources : arriver à utiliser le moins d’eau possible ou d’énergie en utilisant les ressources naturelles sur place. Ainsi, si un jardin est incliné, nous mettrons les plantes ayant le plus besoin d’eau en haut de l’inclinaison, et celles nécessitant moins d’eau vers le bas ; celles-ci récupèreront le surplus en eau sans aucun effort.
  • Chaque élément doit avoir au moins 3 fonctions : c’est le principe de base.
    Tout doit être fait de manière intelligente pour qu’un acte soit bénéfique de manière multiple : ainsi, installer un puits d’eau a un certain endroit pour que cela réfléchisse la lumière aux plantes qui en ont le plus besoin, que cela fasse un plan d’eau pour certaines espèces animales comme les canards, et arrose le potager !
  • Travailler en symbiose avec la nature : l’observation de la vie est au centre de la Permaculture : voir simplement comment la nature fonctionne et reproduire les équilibres en les rendant optimaux le plus simplement possible. Cela amène à faire des choix intelligents d’association de plantes pour une plus grande efficacité.
  • Faire le moins d’effort possible : cela est une conséquence du 2° principe où chaque élément doit avoir au moins 3 fonctions. Nous suggérons de faire un jardin de permaculture en hauteur, ainsi que de mettre du bois mort et mouillé à la base pour ne pas avoir à arroser trop souvent.
  • Il n’y a que des solutions : la nature trouve toujours un équilibre !

Examinons le Principe de rendement optimal

La Permaculture permet donc de réaliser que nous pouvons avoir plus en utilisant moins, grâce à l’interconnexion des éléments.

C’est un modèle de conception qui fait partie d’une philosophie durable se basant sur le biomimétisme et de l’association des cultures : il s’agit d’analyser l’endroit puis de planter des végétaux qui « se font du bien » les uns à côté des autres afin qu’ils poussent plus vite avec tous les minéraux dont ils ont besoin. On parle aussi de relation saprophyte

Utilisons notre connaissance sur le système naturel et utilisons aussi la connexion des éléments pour répondre aux besoins de l’Humanité. Il s’agit tout simplement d’observer la Nature et de la reproduire de manière plus efficiente.

Les objectifs sont multiples et enthousiastes : faire revivre la biodiversité en s’inspirant de la nature, l’autosuffisance, la gestion de l’énergie et de l’eau.
Une des conceptions les plus simples est la permaculture en hauteur. Il s’agit de créer un cadre en bois et ensuite de faire des couches.

Quelques idées simples

Pour le choix des plantes : les légumes perpétuels sont à privilégier
Nous vivons dans une société de loisirs, et le jardin est exactement à l’image de la société : plus de loisirs, moins de corvées. C’est sans doute également l’une des raisons pour lesquelles la permaculture est aujourd’hui un mouvement mondial, une alternative qui s’impose d’elle-même. Il est donc crucial de privilégier des espèces et des variétés dont l’entretien est minime, voire, nul.

Les plantes et légumes vivaces font partie intégrante de la permaculture puisqu’elles n’ont pas besoin d’être replantées chaque année, elles ont généralement besoin de moins d’entretien, voire même pas du tout. On peut utiliser le Chou marin, le Plantain Corne de cerf, la Rhubarbe, le topinambour, le raifort, la livèche, de l’ail des ours

Les plantes annuelles ou bisannuelles qui se ressèment spontanément : dans ce cas, il est simplement suffisant de laisser un plant monter à graines en fin de saison : c’est le cas de l’épinard-fraise, de l’Arroche rouge, de la bette, de la bourrache, de la chicorée sauvage, du chrysanthème comestible, de la mâche, du pourpier et de beaucoup d’autres…

Les plantes couvre-sol d’accompagnement : Elles ainsi nommées car elles s’étalent sur le sol sur seulement quelques centimètres de hauteur.
La densité de leur feuillage recouvre complètement le sol empêchant physiquement toute mauvaise herbe de pousser. Profitez-en pour apporter un peu de couleur au potager ! Le choix est grand, on peut citer la pulmonaire, les œillets, l’alysse jaune ou encore la rue officinale et là encore beaucoup d’autres…

Permacultivez bien !…

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