Nous passons du VII° siècle avant JC au XXI° siècle, probablement dans sa deuxième partie.

FLORA ROBOTICA est un projet européen qui veut développer une relation symbiotique entre des plantes et des robots afin qu’ils puissent créer des structures architecturales, et à terme des habitations.

Il s’agit de manière ambitieuse de créer un urbanisme qui unit technologie et nature de façon inédite.

La technologie n’est jamais aussi enthousiasmante que lorsqu’elle voit loin, très loin, et lorsqu’elle nous propulse vers un futur qui surprend même notre imagination.

C’est le cas de FLORA ROBOTICA. Ce projet européen repose sur la volonté de créer une symbiose entre deux mondes que tout oppose, les plantes et les robots, afin de créer des hybrides qui se chargeraient de construire nos habitations et de nos jardins.

La vision des potagers en ville serait ainsi fortement modifiée par l’étrange mais très crédible fusion entre les plantes et des sortes de robots jardiniers.

FLORA ROBOTICA est porté par un consortium de biologistes, de roboticiens, de chercheurs en informatique et de plusieurs architectes qui sont tous impliqués dans des universités et des Centres de Recherche de six pays européens*.

Le projet est financé par l’Union Européenne jusqu’en 2020.

L’objectif principal est d’inventer la configuration qui favorise une symbiose entre des plantes naturelles et des plantes robotiques dans le but de développer des structures hybrides en pleine autonomie et dans le but également de favoriser des espaces de vie auto-organisés.

Pour cela, il faut enseigner aux robots comment faire pousser des plantes en se coordonnant entre eux et en se servant de la lumière comme source.

Voici l’un des modules de la plante robotique qui émet de la lumière bleue pour stimuler la croissance de la plante naturelle. © FLORA ROBOTICA

La lumière est au cœur du projet FLORA ROBOTICA

Le principe est en lui-même assez simple.
Les plantes sont sensibles à la lumière en général, et à la lumière bleue en particulier.

Celle-ci favorise l’ouverture de leurs stomates et stimule leurs cryptochromes, ce qui a pour effet d’accélérer leur métabolisme et donc la croissance et le développement.

Les chercheurs par conséquent fabriqué des structures artificielles composées de modules robotiques équipés de LED bleues sur lesquelles les plantes naturelles vont croître.

Le jeu de lumière va attirer la plante et orienter le sens de sa pousse. Un capteur de proximité permet au robot de « sentir » que la plante s’approche de lui.

Il peut alors communiquer avec un autre robot afin que celui-ci émette de la lumière et ainsi orienter la croissance de la plante dans une autre direction.

Le robot pourra se fixer à la tige principale ou au tronc de la plante pour surveiller ses constantes vitales, gérer son arrosage et stimuler différents tropismes végétaux : le phototropisme, le gravitropisme, le thigmotropisme…

Ces pilotages permettront d’organiser la croissance vers la forme architecturale voulue.

« Les organismes robots-végétaux vivent dans un environnement habité par l’Homme et, grâce à leur interaction avec les humains, ils se transforment en structures architecturales (murs, toits, bancs) offrant des fonctionnalités telles que l’ombre, le contrôle de la qualité de l’air et la réduction du stress», peut-on lire sur le site du projet FLORA ROBOTICA.

Ce projet sera une réalité d’ici 20 ou 30 ans

Des essais exploratoires ont été menés au DANEMARK par une équipe d’Architectes associés au projet.

Ils ont exploré l’utilisation de nattes tressées comme support de croissance pour les plantes afin de réaliser des structures et les relier entre elles, par exemple pour former des colonnes qui viendront se rejoindre pour créer un toit.

Des filaments de fibre de verre ont également été testés pour élaborer des structures tridimensionnelles légères qui peuvent facilement changer de forme afin d’orienter la croissance de la plante qui viendra s’y développer.

Un exemple de structures robotisées tressées sur lesquelles des plantes naturelles peuvent pousser.

Selon les promoteurs du projet, des espaces de vie créés par de telles structures hybrides pourraient voir le jour d’ici 20 ou 30 ans.

L’un des aspects fascinants de ce concept est qu’il veut marier la technologie et la nature, deux composantes essentielles de l’existence future sur TERRE, pour façonner un urbanisme sur le temps long. Il n’est pas question de performance ni de rendement mais bien d’un moyen de rapprocher harmonieusement le génie humain de ce qu’il a de plus précieux.
Ces « FLORA POLIS » verront-elles vraiment le jour ? On peut y rêver…

Ainsi ces groupes de scientifiques européens se sont donnés pour mission de redéfinir les liens qui nous unissent à la Nature à l’aide de la technologie et du numérique.
Le projet FLORA ROBOTICA finalement cherche à mettre au point une symbiose totale entre des plantes et des robots.

Ces « cyborg verts » seraient chargés de construire les habitations et les jardins de nos futures villes entièrement végétalisés.

« On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur ». Cette citation attribuée à Alphonse ALLAIS, journaliste et écrivain français, célèbre pour sa plume aiguillonnante et ses traits d’humour féroce revient d’actualité.

Les constats d’une végétation qui se raréfie en ville, la dégradation de qualité de l’air dans les cités, les conséquences terribles du réchauffement climatique et du dérèglement de nos échanges atmosphériques ainsi que l’appauvrissement de la biodiversité dans notre Monde ultra-urbanisé ne sont plus aujourd’hui à démontrer … nous les subissons !

Tous ces avertisseurs nous alertent les experts qui étudient le changement climatique.
En conséquence, il n’est plus temps de se lamenter et de subir ; ces chercheurs européens qui ont pleine conscience de l’imminence d’une catastrophe écologique maintes fois annoncée ont décidé de faire naître FLORA ROBOTICA.

Les dispositifs développés prennent en compte une multitude de données comme l’ensoleillement, la température, l’humidité et la fertilité des environnements.

Des actionneurs de nutriments sont chargés de répondre aux besoins vitaux des végétaux.

Ces assemblages sont alimentés par un système de collecte d’énergie constitué de panneaux solaires, de micro-éoliennes ou de piles à combustible microbiennes.

L’ensemble est évidemment connecté par wifi à une plateforme de contrôle.
Mais ce « jardin social connecté regroupant des humains, des plantes et des robots » n’est pas la seule finalité du projet, indiquent ses concepteurs sur le site web de FLORA ROBOTICA.

Leur idée est de guider la croissance de ces structures architecturales à base de végétaux pour réaliser à terme des habitations.

Ces bâtisseurs de verdure imaginent déjà des cités entières « cultivées » grâce à leurs robots-plantes dans lesquelles naîtront à l’abri de la pollution, dans des choux ou dans des roses, nos futurs arrières-arrières petits-enfants…

Nous vous suggérons de visionner ces fils sur YouTube

https://www.digitaltrends.com/cool-tech/flora-robotica-robot-plant/

Rassurez-vous l’agriculture de demain malgré les apparences veille bien au respect de la Nature et de nos Environnements.

Méditez bien sur les 27 siècles qui se sont écoulés entre les Jardins de NINIVE et FLORA ROBOTICA…

Laisser un commentaire